jeudi 31 janvier 2013

Appels


Certains d’entre vous ont peut-être eu échos des agitations et évènements récents qui se sont déroulés notamment lors des derniers comités d’entreprise.

Les faits :
Depuis plusieurs semaines, les CHSCT et le CE, menés par quelques élus CGT/CFDT ont décidé de faire échouer la mise en place du projet associatif, en multipliant les blocages et les procédures juridiques.

Fin décembre, voyant que le travail avec les instances du personnel se bloquait, le Président de l’association, Michel Chegaray a proposé une médiation (avec un intervenant externe) pour trouver un chemin de dialogue avec les élus.
Une réunion a eu lieu, et après échange, les élus CFDT/CGT ont rejeté cette médiation. Et ont adressé une lettre ultimatum au Président, le sommant en substance, de suspendre la mise en place du projet !

Depuis plusieurs mois, nous demandions à la direction de produire des éléments tangibles sur le projet, les régions, et les métiers. La direction a répondu fin décembre aux demandes de l’ensemble des élus en produisant une Note Economique et Sociale précisant les évolutions des métiers CDS à vivre dans les années à venir. Cette note de 40 pages a été transmise aux élus afin de débuter un travail de concertation et de dialogue.
En réponse, nous avons produit un premier document de 8 pages, où nous listions une série de questions et de réflexions.
La note de l’employeur a été examinée le 16 Janvier en CEC extraordinaire.

Pendant les 3 premières heures de ce CEC extraordinaire, les échanges avec l’employeur ont été fructueux. L’employeur a été de notre point de vue très à l’écoute, très ouvert à un changement de stratégie.

Au bout de ces 3 heures, brutalement, la CGT-CFDT a forcé l’ordre du jour, violé le règlement intérieur et fait voter plusieurs points :

-          Elle a en premier lieu déclenché un droit d’alerte sur l’ensemble du projet.
Ces quelques élus avaient déjà voté un premier droit d’alerte sur le projet Kiosque Le 16 novembre, entraînant une procédure de contestation de l’employeur au Tribunal de Grande Instance.

Qu’est ce qu’un droit d’alerte ?
L’exercice du droit d’alerte est subordonné à l’existence de « faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise » (C. trav., art. L. 2323-78).
Il permet aux élus d'un CE d’obtenir une expertise au frais de l’employeur afin d’avoir tous les éléments qui selon eux mettent en péril l’entreprise.

- Sans donner d’argument en séance, ces mêmes élus ont changé de stratégie en annulant leur droit d’alerte sur Kiosque et en votant un nouveau droit d’alerte mais cette fois ci sur l’ensemble du projet associatif.
- Enfin, ces mêmes élus ont décidé d’assigner l’employeur en justice pour délit d’entrave.

Qu’est-ce qu’un délit d’entrave ?
Le délit d’entrave tient au fait de porter atteinte ou de tenter de porter atteinte à la nomination ou à l’exercice des fonctions d’un représentant du personnel. Le délit d’entrave est une infraction punie d’un an d’emprisonnement et/ou d’une amende de 3 750 euros.
Le délit d’entrave ne peut intervenir que dans le cadre de la violation d’une obligation légale, par exemple.
- le fait de ne pas consulter les représentants du personnel alors que la loi l’impose ;
-le fait de refuser aux représentants du personnel l’accès aux informations qui doivent leur être communiquées.

Ces élus n’ont pas tenu compte des réponses de l’employeur en séance et il semblait clair qu’ils avaient décidé de lancer leur procédure avant la réunion, coûte que coûte !

Notre avis

Voter un délit d’entrave alors même que l’employeur était en séance pour donner des éléments de réponses importants aux élus sur le projet nous semble relever de la mauvaise foi. Cette attitude est irresponsable et irrespectueuse pour les salariés dont ils sont les représentants.

Aujourd’hui, quelle est la position de la CFTC ?

A plusieurs reprises nous avons alerté l’employeur sur sa méthode de déploiement du projet qui nous semble mauvaise et mal maitrisée.

  1. Nous redisons que « Développement », « Nouvelles technologies d’Informations  et de Communication », « régionalisation », « fusion », « évolutions des métiers », sont trop de chantiers à piloter en même temps : il faut prioriser !
  2. Nous proposons que nos collègues soient réunis en région ou inter-régions pour travailler ensemble. Leurs expertises de terrain doivent être mieux écoutées. Leurs questions et leurs analyses doivent mieux nourrir les changements qui les concernent directement. Nous demandons que les CDS soient réunis pour travailler sur leurs métiers, comme en 1998 où l’association avait su réunir les salariés pour avancer sur des questions finalement assez similaires à celles posées aujourd’hui. Au cœur de ces rencontres devront être abordées les missions précises des CDS relevant de l’accompagnement des personnes âgées et du soutien des bénévoles.
  3. Nous pensons que l’employeur n’a pas encore assez tenu compte des questions, réserves, alertes que les cadres et directeurs lui ont fait remonter, et qu’ils ne s’appuient pas assez sur les médiations associatives pour avancer dans son projet.
  4. La règle des « moyens constants » doit être assouplie. Elle casse la dynamique de croissance, elle met en tension les CDS et de nombreux salariés. Appuyer sur l’accélérateur et le frein en même temps, c’est faire caler l’ensemble de l’association.
  5. L’employeur a cependant entendu qu’il devait détendre son agenda et faire passer les éléments de régionalisation avant les modifications des métiers CDS.  Quelques semaines seront-elles suffisantes ? nous en doutons…
  6. Ce sont bien les directions régionales qui doivent mettre en place les changements liés aux métiers CDS notamment. L’employeur renvoie à l’organisation de la région nos nombreuses demandes de clarification sur la mise en place des métiers. C’est bien la nomination des directeurs de région et la mise en place des responsables bénévoles qui doivent précéder les modifications de façons de travailler sur le terrain.
Les évolutions des métiers CDS accompagnant les équipes territoriales sont encore à travailler. Il faut notamment travailler sur la présence des CDS auprès des équipes, leurs modes de soutien, mais aussi leurs interventions dans l’accompagnement selon leur expertise et compétences.
Les métiers CDS actuels sont-ils si éloignés du projet associatif ? Nous pensons que non, mais ces évolutions nécessitent des ajustements de métiers pilotés par les directeurs et cadres au plus près des réalités du terrain ; et des possibilités de chacun !
  1. Les peurs naissent des incertitudes  soulevées par le projet associatif et il faut le dire les carences de management sur de nombreux sujets…
Tout cela mérite t-il la saisine des tribunaux et tant de passions ? Nous ne le croyons pas. Nous avons à faire à quelques salariés élus qui agitent des peurs, qui préfèrent confier à des intervenants extérieurs leur stratégie d’opposition, et qui aujourd’hui risquent de compromettre l’image des petits frères des Pauvres auprès du public et des donateurs, mais aussi des bénévoles notamment des membres du conseil d’administration. Et cela, c’est grave car nos emplois ne sont en aucun cas menacés dans un contexte de crise économique nationale pourtant si difficile : soyons responsables !

En conclusion, nous lançons deux appels :

Un appel à l’employeur : c'est-à-dire, à la direction et aux élus du CA :
Avancez sur une volonté de dialogue sans penser que les salariés sont hostiles au changement ou en méfiance vis-à-vis des bénévoles !
Nous demandons à l’employeur de réviser le déploiement de son projet, de prioriser ses chantiers et de se donner des marges de manœuvre plus grandes en moyens et en temps. Nous redisons aussi que l’employeur a tout intérêt à s’assurer de l’implication confiante, non seulement de son encadrement, mais de l’ensemble des salariés.

Un appel aux salariés : La mise en place du projet doit être une occasion pour ceux qui le souhaitent de progresser dans leur métier et mieux travailler à la lutte contre l’isolement et la pauvreté des personnes âgées !
Nous vous savons engagés dans la cause et les valeurs de l’association. Ne restez pas isolés, informez-vous largement. Pour participer à la réflexion collective et l’avenir des métiers, faites-nous remonter vos réflexions, vos idées, vos questions ! Et soyez assurés du respect de l’anonymat de vos contributions. Ecrivez nous à cftc.pfp@gmail.com





mardi 25 décembre 2012

L'équipe de la CFTC vous souhaite un Joyeux Noël, et de bonnes fêtes de fin d'année !

jeudi 6 décembre 2012

Dialogue


Vous êtes plusieurs à nous avoir demandé d’expliquer plus simplement les raisons pour lesquelles des élus CFTC ont démissionné des fonctions de secrétaire, trésorier et trésorier adjoint.

Les élus CFDT et CGT se sont alliés pour former une majorité au comité d’entreprise. 3 CFDT et 1 CGT sur 7 élus (nous avons 3 élus CFTC)
Cette nouvelle coalition a décidé de se lancer dans une logique procédurière et d’opposition quasi systématique à l’employeur.

Statutairement, le secrétaire et le trésorier occupent des fonctions de représentation de la majorité des élus. Nous ne voulions pas assumer une agressivité et une volonté de blocage des élus CFDT et CGT. Ces élus CFTC ont donc démissionné de leurs fonctions, mais pas de leurs mandats.

 La ligne syndicale  de la CFTC est claire et forte depuis sa création.

 Cette ligne, nous la résumons aujourd’hui par les deux points suivants :

1-      Quels que soient les désaccords entre l’employeur et les salariés, nous éviterons par principe les outrances verbales, les portes qui claquent et les haussements de voix. C’est aujourd’hui trop souvent l’ambiance répandue lors des séances des CEC. Nous n’avons aucune inimitié personnelle avec les personnes qui siègent au CEC, que ces personnes soient les représentants de l’employeur ou les élus des autres syndicats.  

2-     La CFTC assume une volonté de dialogue, de discussion, de médiation, de compromis autant qu’il est souhaitable et possible. Le recours aux tribunaux ou à la grève sont des outils à n’utiliser qu’avec grande prudence, surtout dans une association comme la nôtre qui ne vit que de sa bonne image auprès des donateurs.

 Nous refusons d’être considérés par la CGT et la CFDT comme des élus de connivence avec l’employeur. Tous nos écrits témoignent de notre indépendance, et de notre capacité à dire les problèmes très clairement.

Nous demandons à l’employeur de ne pas caricaturer la position des salariés en prenant prétexte des outrances de certains pour passer outre à l’obligation de discuter et de dialoguer de bonne foi avec les élus.

Les élus CFTC ont fait une proposition dans leur dernière déclaration. (Article « déclaration »).

L’agenda du projet doit être détendu et allégé.

La méthode du déploiement du projet doit être révisée. Trop de changements en même temps inquiètent et entrainent de la confusion.

 L’employeur pourrait par exemple :

- s’attacher à mettre en place les régions, nommer les directeurs de région et travailler avec eux à la suite de la mise en œuvre du projet.
- prendre le temps nécessaire pour travailler ensuite sur les métiers, en donnant de la souplesse et des marges de manœuvre aux directeurs et cadres qui connaissent les équipes et les capacités de changements acceptables. La commission GPEC devrait être consultée avant toute diffusion des projets au réseau.
- créer quelques nouveaux postes dans les régions pour permettre à ces régions de se développer. Les carcans de la politique des moyens constants nous semblent inadaptés à une période d’évolution et de croissance des équipes.

Notre association a la capacité de mener le développement de ce projet dans le calme et avec sérénité… Or, nous sommes entrés dans une période d’inquiétude et de crispation. Cela n’est pas normal.

Nous savons que la très grande majorité des salariés est attachée à l’association, à faire grandir les équipes, à répondre au mieux aux attentes des personnes âgées isolées.

Nous appelons chacun à faire des concessions et à entrer dans un vrai dialogue, dans le respect de toutes et tous.

Les élus CFTC  y sont prêts depuis longtemps.


Les délégués syndicaux

Gabriel Dufaure

Jean-Frédéric Bou

Le saviez-vous ?

1- Avec le billet de congé annuel SNCF, les salariés bénéficient d'une réduction de 25% sur le prix de leur billet (aller/retour) à l'occasion de leur congé annuel, une fois par an. Cela concerne uniquement les voyages d'au moins 200 Km.
Il est possible de bénéficier d'une réduction de 50% si, au moins la moitié du prix de l'aller/retour est financé avec des chèques vacances. Le montant de la réduction appliquée est basé sur le prix du billet aller/retour en seconde classe.
il est nécessaire de remplir et remettre un formulaire disponible en gare et en boutique SNCF. Ce même formulaire devra être signé par l employeur. Il s'agit d'une disposition légale qu'on ne peut vous refuser !
Pensez-y et parlez-en autour de vous !
2- Vos chèques vacances ont une date de péremption. Ils peuvent être échangés au plus tard 3 mois après la date d’expiration. Pensez aux délais d’acheminement et traitement auprès de vos élus du CEC
3 - les chèques cadeaux Noël ont aussi une date d’expiration ! si vous n'avez pas dépensé ceux de l'année dernière, faite vite !
4 -La subvention Kalidea de 50 euros expirera cet été pour la plupart des salariés, et en Décembre 2013 pour les nouveaux salariés.
5 -Sur Kalidea, vous pouvez maintenant acheter des Bons d’achat de toutes sortes, avec des réduction de 5 à 10 % 
Bonnes fêtes de fin d'année, et bon courage pour cette période intense au travail !

Vos élus CFTC au CEC

samedi 1 décembre 2012

nos retraites...

Retraites complémentaires

28 novembre 2012
Une négociation à très hauts risques
Les partenaires sociaux devront trouver des solutions pour pérenniser les régimes Agirc (cadres) et Arrco (salariés), plombés par l’envolée du chômage. La négociation a démarré le 22 novembre.
 
L’augmentation exponentielle du nombre de chômeurs ayant entraîné une baisse des cotisations, l’équilibre financier des régimes est aujourd’hui déficitaire de 4,5 milliards d'euros. Les conditions d'un équilibre financier à l'horizon 2017 sont à redéfinir, dans la continuité de l'accord de mars 2011. Les partenaires sociaux ont jusqu'au mois de mars prochain, période de revalorisation des pensions, pour y parvenir.
 
Pour le Medef, qui dès la première séance n’a pas fait dans les sentiments, les pensions doivent être gelées pendant trois ans ou sous-revalorisées pendant cinq ans (sous-indexation sur l'inflation).
 
D’autres pistes seront évidemment étudiées et discutées, comme l’augmentation du taux de cotisation. Là encore, si celle-ci se fait uniquement sur la part salariale (et non patronale), cela risque de faire grincer quelques dents. A fortiori, ces premières options restent à la charge des salariés et futurs retraités du privé, ce qui va contribuer à dégrader encore un peu plus leur pouvoir d’achat, durant leur période d’activité et aussi après. La dernière piste envisagée – la pire, du point de vue de la CFTC – serait d’allonger la durée d’assurance, ce qui aurait pour conséquence de décaler les moments de liquidation des régimes complémentaire et de base.
 
La CFTC rejette catégoriquement cette option, car elle s’accompagnerait, pour le nouveau retraité, d'une trop grande perte de pouvoir d'achat. Quel retraité voudrait, en effet, toucher une retraite incomplète, amputée de la partie complémentaire, pendant plusieurs mois, voire plusieurs années ? Ces régimes doivent rester complémentaires et donc concomitants.
 
Prochaine séance, le 14 décembre.
 
Plus d'informations sociales ?
Consultez www.cftc.fr

vendredi 16 novembre 2012

Démissions

Les séances du CEC du 19 octobre et du 15 novembre ont marqué un tournant dans les relations entre ses membres.

Jusque là, en dépit des différences légitimes et de divergences dans l’appréciation de certaines questions intéressant les intérêts des salariés du « groupe »des petits frères des Pauvres, les membres élus sur des listes différentes avaient su adopter l’attitude nécessaire pour permettre un fonctionnement normal du comité et décider d’avancées pour les salariés.
La représentation CFTC, quoique minoritaire en voix (3 élus titulaires sur 7, la CFDT en ayant 3 et la CGT 1) avait accepté, à la suite du dernier renouvellement du CEC en avril 2011, d’exercer les fonctions de secrétaire, de trésorier et de trésorier adjoint (tous trois élus à l’unanimité).
Lors des séances du 19 octobre et du 15 novembre, la représentation CFDT et CGT a choisi de faire passer en force et illégalement des décisions lourdes de conséquences sans en avoir à aucun moment préalablement discuté ni même prévenu les élus CFTC, le secrétaire et les trésoriers.
Ils ont notamment choisi de déclencher un droit d’alerte sur le projet Kiosque. (*)

Ils ont aussi décidé que le Comité d’Entreprise paierait sur son propre budget de fonctionnement un cabinet d’expertise pour l’assister sur des questions complexes. Les élus CFTC ne sont certes pas hostiles à une telle décision - le vote du CEC en séance du 15 Juin l’établit-mais ils contestent la méthode utilisée !

Ne revendiquant aucun « droit » sur leurs fonctions, les élus CFTC refusent d’être pris en otages par qui que ce soit.
Les élus CFTC contestent ces pratiques illégales, les outrances verbales et une nouvelle fois les règlements de comptes personnels. Ils refusent de s’engager dans une bataille juridique et procédurière contre l’employeur sur des aspects si parcellaires.

Les élus CFTC préfèrent se concentrer sur les enjeux majeurs du projet associatif comme vous nous le demandez ! (voir l’article « DECLARATION » ci dessous)
Les élus CFTC ont donc démissionné de leurs fonctions de secrétaire, de trésorier et de trésorier adjoint.

Bien sûr, ils conservent leurs mandats d’élus au CEC pour continuer d’œuvrer, avec les autres élus CFTC et la section syndicale CFTC, à ce qui leur parait correspondre à l’intérêt des salariés des petits frères des Pauvres.


(1) un droit d’alerte sur Kiosque, c’est prendre le sujet par le petit bout de la lorgnette.
Kiosque n’est qu’un élément de ce qu’introduisent au quotidien les nouvelles technologies de communication et d’information.
Téléphone portable, télétravail, massification de la communication par mail, Voisin’âge, Kiosque... sont un ensemble qui va bouleverser les conditions de travail.
Et plus largement, c’est l’ensemble de la conduite du projet qui inquiète la CFTC (voir ci-dessous)

Déclaration

DECLARATION des élus CFTC en présence de Jean-François Serres
CEC EXTRAORDINAIRE 15 novembre  2012
Les élus CFTC redisent une nouvelle fois leur très vive inquiétude au sujet des conséquences du déploiement du projet associatif sur les métiers et conditions de travail des salariés.
 Trois points majeurs nous inquiètent :
Le premier
Les résultats du travail du groupe de préfiguration nationale ne sont toujours pas présentés aux IRP.
Nous invitons l’employeur à présenter un projet qui expose très explicitement les conséquences des changements de métiers qu’il compte proposer aux salariés CDS, CRDVA, chefs de service et directeurs ainsi que les changements d’organisation prévus pour animer les équipes localement. Les élus CFTC insistent fortement sur la nécessité de sortir de définitions trop vagues (« postures » et « identités professionnelles») pour entrer dans le détail des propositions des nouveaux métiers.
Les élus CFTC ne pourront et ne voudront pas se prononcer ou émettre un avis sur les outils mis à disposition des métiers CDS, tant que ces métiers et les nouvelles organisations ne seront pas clairement exposés.
Ainsi, nous refuserons catégoriquement d’émettre des avis sur Kiosque, Voisinage, le télétravail et les lieux de travail, ou tout autre projet qui aura un impact sur le travail des salariés.
C’est un préalable incontournable.

Ce premier point nous conduit à penser que l’employeur ne tiendra pas les délais qu’il s’est lui-même imposé. Ce dernier doit  impérativement proposer un nouveau calendrier de travail, plus humain et plus raisonnable. L’employeur dit lui-même qu’aucune contrainte extérieure n’oblige à tenir ce rythme. (lettre aux salariés de novembre).
Le deuxième :
Dans la note  adressée aux élus pour le CEC du  16 Novembre,  l’employeur tente de rassurer ces derniers en expliquant que la convention « Malakoff Médéric » n’a servi qu’à trouver des fonds et n’aura aucune conséquence pratique sur la vie des régions.
Il envisage pourtant dans cette même note et pour la première fois de manière clairement exposée, une poursuite de la croissance des effectifs bénévoles à la hauteur de + 10 % par an sur plusieurs années, arguant que les effectifs croissent à ce rythme depuis 2007.
L’employeur oublie peut-être de préciser que depuis 2007, les effectifs CDS ont augmenté d’une vingtaine d’ETP. Ce sont aussi ces effectifs qui créent une dynamique de croissance encore mesurable aujourd’hui.
Nous demandons donc à l’employeur : Où sont les nouveaux moyens mis au service des régions ?
Ainsi, l’employeur s’engage dans un plan de développement qui ne dit pas son nom, et mobilise ses cadres dans cette perspective, parlant même du développement comme d’un levier au changement.
L’employeur compte donc sur une capacité de nouveaux métiers à accompagner ce développement, sans même avoir encore abouti à des définitions de métiers précises ! Penser le développement alors que les métiers sont encore loin d’être définis, négociés et acceptés par tous n’est pas raisonnable et même dangereux du point de vue des risques psychosociaux pour les personnes concernées.
Nous doutons de l’innocuité de cette convention sur le quotidien des salariés en région. Nous pensons qu’il est impossible qu’un un tel déploiement dans les textes n’ait aucune conséquence dans le travail de terrain des directeurs, chefs de service, CRDVA, CDS.
Nous déplorons que cette convention ait été signée sans concertation/information préalable, à fortiori dans le contexte actuel. Cela nous semble ni respectueux des procédures, ni respectueux des représentants des salariés.
Les agents de « Malakoff » ont déjà contacté les salariés travaillant sur des lieux différents pour avancer concrètement à la mise en place de ce nouveau partenariat. Dans certains cas, ce sont les agents de Malakoff qui ont informé les salariés de l’existence même de cette convention.
Les salariés qui auront à porter le développement sur le terrain en lien avec cette convention sont tous de très bonne volonté, mais ressentent légitimement une injonction au développement peser sur leur épaules sans accompagnement et sans recevoir les moyens supplémentaires pour mener à bien leur mission.
Présenter cette convention comme un simple plan de financement ne nous semble pas juste et ne tient pas compte des dynamiques de terrain.
Tout ceci renforce notre inquiétude.
Le troisième : une réorganisation de l’équipe dirigeante qui nous inquiète.
Le secrétaire général dit ne plus pouvoir assumer correctement ses missions et a proposé au CA de renforcer l’équipe dirigeante.
Le CA ne lui accorde pas de moyens RH supplémentaires, mais autorise une ponction de temps de travail disponible sur des directeurs de deux structures. Le CFPI et une autre direction (laquelle ?).
Avec cette nouvelle organisation, nous ne pensons pas que le secrétariat général réduise ses sollicitations auprès de ses collaborateurs et nous avons des inquiétudes sur les nouveaux chantiers que ne manqueront pas d’ouvrir l’équipe dirigeante.
Le risque de « burn out » de directeurs et cadres est manifeste et déjà présent. Là aussi, nous demandons un changement du calendrier du déploiement du projet.