dimanche 4 janvier 2015

L'équipe CFTC des petits frères des Pauvres vous souhaite une belle et bonne année 2015 !
Que cette année soit pour toutes et tous une année de solidarité et de fraternité !

jeudi 13 novembre 2014

MONAKOFF LISANAGE, ça suffit !

En 2013, l’équipe CFTC  avait écrit l’article ci-dessous ! Nous  le proposons à nouveau à votre lecture tant il nous parait d’actualité ! 
Le CA des petits frères des Pauvres s’apprêtent à confirmer et surtout accentuer  l’implication des acteurs petits frères des Pauvres dans Monalisa notamment en invitant (d’aucun dirait en poussant) les régions à s’impliquer dans les comités départementaux.
L’impact sur le travail des CDS et des cadres de région a-t-il été mesuré ? Non, bien entendu ! Il est à parier que certains souhaiteront nous rassurer en nous disant que cette invitation n’est qu’une invitation. Nous n’en croyons rien !
Les bénévoles et les salariés des régions sont aujourd’hui très occupés à faire face aux conséquences de la mise en place du projet associatif ! Les métiers ne sont pas stabilisés, les diagnostics sont loin d’être terminés, les IRP n’ont pas encore été consultés ! Aucun accord n’a été négocié avec les organisations syndicales. L’injonction à participer aux instances Monalisa sera vécue difficilement sur nombre de lieux. Elle sert visiblement à pousser les équipes à s’ouvrir même contre leur gré à une dimension qu’elles ne peuvent ou ne veulent pas prendre en compte ! Est-ce ainsi qu’on agit dans une association comme la nôtre ?
Lorsque qu’en comité d’entreprise vos élus interpellent l’employeur sur les difficultés d’organisations des équipes et les inquiétudes quant aux sollicitations pressantes des partenaires à créer de nouvelles équipes ou coopérations de travail, on nous répond par des impératifs liées à considérations sociétales  (que nous pouvons partager par ailleurs) mais sans tenir compte en rien des risques graves de déstabilisations de l’association elle-même ! Il y a lieu de s’interroger !

Pour rappel, ce que disait la CFTC en 2012 et 2013 :
Article d’Aout 2013 faisant suite à un article d’octobre 2012
« Le risque de confusion et de dispersion, peut-être même de dilution, menace-t-il notre association ? Depuis 3 ans, projet associatif et nouveaux plans ou dispositifs s’enchaînent et se télescopent. Nos dirigeants se rendent-ils compte de la confusion qui règne dans leur communication et dans cette accumulation de messages envoyés au terrain (aux salariés comme aux bénévoles) ? Ce qui nous semble être problématique et source de ce sentiment de confusion et de dilution, c’est qu’il devient difficile de savoir quel est le cœur de la mission des petits frères des Pauvres.

Que veut dire aujourd’hui accompagnement ? Vers quel public allons-nous en priorité, et pour faire quoi ?
Accompagnement des grandes précarités, voisin’age, équipes inter partenariales Monalisa, Sollicitions Malakoff-Médéric, Equipe d’action territoriales…tout ceci cohabite et les cohérences ne semblent être claires que dans l’esprit de quelques personnes… ! Ainsi, tout le monde se demande si son action est au cœur du projet, ou en annexe, appelée à disparaitre ou à être valorisée !

Déjà le mardi 23 Octobre 2012, nous publiions ceci dans une rubrique Opinion (extrait) : 

 « Nous pensons qu’il est urgent que nos dirigeants aient une écoute attentive de ces besoins de terrain tant du côté des personnes accompagnées que de celui  des bénévoles afin que notre association ne perde pas son sens de la fraternité dans un développement effréné. Certes le développement dont il s’agit est un maillage du territoire (France et international)  par des groupes pfP, parce que les besoins sont là, criants. Mais nous ne sommes pas des sauveurs. La question de l’urgence existe mais elle ne nous oblige pas à foncer, à développer à toute vitesse, tout en se réorganisant et en prenant des risques importants pour les femmes et les hommes qui œuvrent et pour l’avenir de l’association elle-même.
Les petits frères des Pauvres seraient-ils passés d’une humilité discrète, trop discrète à une attitude effrontée de sauveuse ? »

En cette fin d’année 2014, nous disons que ces injonctions au développement et ces confusions de missions et de publics vers qui aller deviennent insupportables alors que le projet associatif n’est pas encore déployé.

Les élus CFTC se réservent le droit de mener des actions plus fermes si l’employeur (CA et délégation générale) ne revient pas à une gestion saine et prudente du projet associatif.

mercredi 8 octobre 2014

La classification des métiers CDS soutien d'EAT

La CFTC ne se satisfait pas des informations transmises en séance du comité d’entreprise extraordinaire du 3 octobre au sujet des classifications des métiers CDS soutien d’EAT.

A l’occasion de la mise en œuvre de ces nouveaux métiers, l’employeur envisage de maintenir ou d’embaucher des salariés en classifications G4 et d’autres en G5. Ce serait une classification « provisoire » puisque le métier cible serait bien classé en G5 selon les propos répétés de la DRH.

Dans le même esprit la nouvelle fiche métier prévoit une classification en G4 ou G5. Ainsi des salariés ayant le même métier vont se retrouver avec des classifications différentes. Nous savons que cette pratique existe notamment dans des équipes « spécifiques ». On y constate des embauches en G4 avec une perspective de passage en G5 au bout d’un an. Cette pratique se fait en contravention avec l’accord d’entreprise qui ne prévoit en aucun cas ce type de progression salariale.

La CFTC n’est pas opposée à travailler sur les modes d’encouragements financiers (notamment à une progression d’échelons plus rapide par exemple). Mais c’est un dossier complexe qui nécessite une consultation des salariés et un travail des IRP.

Nous disons donc aujourd’hui : pourquoi les seuls salariés en G4 devraient-ils être soumis à cette pratique qui associe la montée en compétence sur un poste et le changement de groupe ? Des directeurs ont-ils été embauchés à un groupe inférieur au métier cible en attendant de prendre pleinement la mesure de leur poste ? bien évidement non…

Nous redisons que cette nouveauté qu’introduit l’employeur n’est pas acceptable et ne relève pas du domaine de la négociation entre les organisations syndicales.

Nous demandons très clairement à l’employeur de classer tous les CDS soutien d’EAT en G5 dès l’application des nouveaux métiers. Il reviendra à  l’employeur de former les CDS qui n’auraient pas selon lui toutes les aptitudes au métier cible, et il reviendra aux cadres d’accompagner les salariés dans leurs nouveaux métiers !

mardi 30 septembre 2014

Monalisa, une clarification nécessaire

A la veille du 1er octobre, journée internationale des personnes âgées où les petits frères des Pauvres s'engagent pour mobiliser le grand public, de nouvelles prises de paroles de la délégation nationale (Cf. La Croix du jour) au sujet de Monalisa interrogent de nombreux salariés et bénévoles sur la confusion possible entre les 2 associations.


Les élus CFTC du Comité d’Entreprise ont demandé à inscrire « Monalisa » au prochain ordre du jour du CE ordinaire.

Les élus souhaitent des clarifications sur de nombreux points : 


- Comment les régions de l’association sont-elles associées à la collaboration avec Monalisa ? Où se prennent les décisions à ce niveau ?
- Pourquoi la délégation nationale ne compte-elle pas sur le développement de l’association plutôt que sur celui de Monalisa ?
- A moyen et long terme, quelles garanties l’association a-t-elle que Monalisa ne devienne pas une association concurrente sur les territoires, captant notoriété, bénévolat et fonds à son profit ?
- Quelles sont les ressources (humaines et financières) de l’association engagées dans Monalisa ? sont-elles clairement identifiées ?

- Cette mobilisation de ressources humaines a-t-elle  été validée et souhaitée par le conseil d’administration ?

- Le service communication des pfP est-il consulté lors de prise de paroles mélangeant Monalisa et les pfP ?
- Quels sont les services concernés au siège ? Quelles compétences  salariés de l’association ont-elles déjà rejoint Monalisa avec quelles conséquences sur les services de l’association ?
- Quels sont les flux financiers entre Monalisa et l’association ?

Et de nombreuses autres questions...
A ce jour, les élus CFTC s’interrogent sur le télescopage de la mise en place du projet associatif et le déploiement de Monalisa. Ils pensent que le projet mérite que l’ensemble des  ressources de l’association se mobilise et se concentre sur la réussite de la régionalisation et des métiers.




vendredi 1 août 2014

ENFANT MALADE : LE DON DE JOURS ENTRE COLLEGUES ENFIN POSSIBLE



Tout salarié peut céder ses jours de repos, en partie ou en totalité, à un collègue dont l’enfant est gravement malade. Inspirée de pratiques existantes dans les entreprises, ce dispositif est entré en vigueur le 11 mai et s’applique à tous les salariés, ainsi qu’aux agents publics sous réserve de l’accord de l’employeur. Il ne remet pas non plus en cause les accords d’entreprises existants, sauf dispositions conventionnelles moins favorables.
Tout salarié peut donc à sa demande et avec l’accord de l’employeur, renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris, au bénéfice d’un salarié parent d’un enfant gravement malade (cela comprend tous les repos non pris : RTT, jours de récupérations et congés annuels au-delà du 24ème jour).
Le bénéfice des jours cédés est réservé aux salariés de l’entreprise qui assument la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants (il s’agit en fait des mêmes règles que pour bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale). Pour bénéficier de ces jours, le salarié doit attester de la réalité de la situation de son enfant par le biais d’un certificat médical détaillé, établi par le médecin suivant l’enfant au titre de la pathologie en cause
POUR LA CFTC, l’entrée en vigueur de cette loi mérite des louanges en ce qu’elle rend possible pour toute entreprise un dispositif qui n’avait cours que dans un nombre marginal d’entreprises en France. Cependant, ce dispositif n’est qu’un premier jalon qui devrait marquer les prémices d’un véritable statut de l’aidant familial (que ce soit une aide ascendante ou descendante). En effet, le dispositif n’est possible que parce qu’il est issu d’une solidarité directe entre les salariés, l’un se privant de ses congés acquis pour l’autre. Il faut donc aller encore plus loin afin que la perte d’autonomie soit l’objet d’une grande solidarité nationale. L’aidant familial salarié doit pouvoir concilier son travail d’aidant avec celui de salarié.

samedi 26 juillet 2014

Le résultat des NAO

Voici le résultat de la Négociations Annuelle Obligatoire 2014 :

1) Augmentation générale de la grille des salaires : + 1,1% avec rétroactivité au 1er janvier 2014. Cette augmentation s’appliquera à chaque groupe et chaque échelon de la grille de classification et de rémunération.
L’application sera faite au plus tard sur la paie de septembre 2014.

Pour les salariés en contrat saisonnier qui ne sont pas, à la date de signature de l'accord, en poste au sein des Etablissements d’AGE, il sera procédé au calcul de la rétroactivité au cours du mois de réouverture de l’hébergement temporaire (octobre 2014 ou novembre 2014 en fonction des établissements).

Notre commentaire : cette augmentation générale est à rapprocher de l’inflation prévisionnelle de 2014 qui serait de + 0,7 %. Le chiffre de l’inflation ne tient évidemment pas compte des augmentations d’impôts, de l’imposition de la part employeur sur la mutuelle… Lors de ces NAO 2014, le débat sur les rémunérations dans le groupe a été un peu houleux. Nous avons très clairement demandé à l’employeur de cesser de dire que les salariés du groupe sont en moyenne mieux rémunérés que dans des structures analogues aux nôtres. Cela reste à prouver.  L’employeur ne peut pas se prévaloir d’une politique sociale généreuse, puis quand cela l’arrange de se servir de cela pour limiter les progressions salariales. Les comparaisons avec des conventions collectives sont par ailleurs une provocation. Les salaires de ces conventions sont faibles, et ce n’est certainement pas sur ces rémunérations que nous accepterons de nous aligner.

Par ailleurs, nous pensons que tous les éléments de la politique de rémunération de l’employeur  ne sont pas sur la table aujourd’hui. Les cadres dirigeants et les directeurs de région ont vu leur rémunération officielle évoluer. A périmètre et responsabilités élargis, rémunérations revalorisées. Nous trouvons cela normal et tout à fait justifié. C’est bien cette règle que nous voulons voir appliquée à l’ensemble des métiers concernés par le projet associatif. Et de manière transparente… Ces NAO n’ont pas permis d’avancer concrètement sur ces sujets.

Un dernier débat a animé ces négociations : l’employeur a proposé dans un premier temps d’attribuer une enveloppe de primes à distribuer par chaque directeur pour des salariés ayant obtenu des résultats exceptionnels ou engagé des efforts particuliers. De nombreux salariés sont favorables à l’encouragement ou le remerciement par l’intermédiaire de primes. Mais cette question épineuse doit être réfléchie dans une politique globale de rémunération, séparée de la question des évaluations et encadrée par des critères objectifs. Nous nous sommes étonnés que cette question soit ainsi venue dans le cadre de NAO. Pour le coup, ce sujet à fait l’unanimité syndicale…


2) Revalorisation de la prime de dimanches et fériés à 4,50 euros (contre 3,80€ euros aujourd’hui), à compter du 1er jour du mois suivant la signature de l’accord.
Notre commentaire : l’employeur avait débuté un processus de revalorisation de ces primes l’année passée. Il fait un nouvel effort substantiel de + 18 %. Effort que nous saluons.

3) Ajustement échelon 2 G1 serait l’échelon d’entrée du G1. Cet échelon sera automatiquement ajusté au niveau du SMIC en cas de revalorisation par décret.
Notre commentaire : il s’agit d’une mesure technique. Notre accord d’entreprise est ancien. Il a 10 ans et mérite d’être revisité. Ce que prévoit l’employeur pour 2015.

4) Octroi d’un congé de 2 jours de repos pour enfants malades (de moins de 13 ans ou de 20 ans pour enfant handicapé) ou ascendant malade, avec présentation d’un justificatif médical.
Notre commentaire :
La généralisation de ce droit et l’extension à des ascendants malades étaient portées aussi par la CFTC. Notamment pour les ascendants malades. L’âge moyen des salariés du groupe est de 47 ans. Ce qui sous-entend des parents âgées ou très âgées. Nous saluons ce geste de l’employeur qui rejoint bien le projet de l’association.

5) Octroi de 2 jours de congés supplémentaires par an pour les salariés travaillant de nuit. Ces deux jours de congés sont une compensation de la fatigue et la pénibilité du travail de nuit. Les 2 jours de congés sont octroyés pour les salariés travaillant de nuit à temps complet sur une année civile entière. Pour les salariés travaillant de nuit dans le cadre d’un CDD ou d’un contrat saisonnier, un prorata temporis sera effectué. Ces jours de congés doivent être pris sous forme de repos cependant, à titre exceptionnel, une partie pourra faire l’objet d’une compensation financière.


6) Possibilité de monétiser les jours épargnés sur le CET à hauteur de 18 jours (sauf 5ème semaine des congés payés), jusqu’au 31/12/2014, pour les salariés ayant 1 an d’ancienneté au 1er janvier 2014. Les modalités de mise en œuvre de cette monétisation seront identiques à celles de 2013.
Notre commentaire :
Attention, la monétisation du CET réintègre un revenu dans votre revenu annuel, il est donc soumis à l’impôt. Cette monétisation est encore possible cette année. Nous demandons toujours à pouvoir faire évoluer  les modalités d’utilisation du CET, modalités aujourd’hui très restrictives. Notamment en travaillant à un plan d’épargne salariale.
Ces jours en CET appartiennent aux salariés et la loi permet cette monétisation.

7) Principe de préservation du repos dominical sauf dans les emplois où la continuité de service ou l’activité doit être assurée auprès des personnes accompagnées et, à titre tout, à fait exceptionnel dans le cas de rencontres ou d’évènements associatifs.
Notre commentaire :
La CFTC  se bat partout pour que le rythme jours de repos/jours de travail permette la vie de famille et personnelle. Le nouveau projet associatif peut contenir des dérives vers un travail plus fréquent les week-ends, et donc le Dimanche. Bien entendu, un Noël tombant un  le Dimanche ou le 1er Octobre pourraient être travaillés…

8) Mise en place d’une prévoyance collective identique pour l’ensemble de l’UES avec participation identique de l’employeur et taux harmonisés, à compter du 1er janvier 2015. Un accord spécifique précisant ces aspects sera élaboré.

9) Formation : mise en place d’une procédure permettant l’ouverture du système d’aide aux établissements (AGE et CRG) au cours du 1er semestre 2015.

9) Constitution d’un groupe de travail pour étudier le statut des contrats saisonniers en vue d’une ouverture de négociation à terme. Une proposition de méthodologie sera formulée au cours du dernier trimestre 2014.
Notre commentaire :
Les CFTC a fait une enquête auprès des saisonniers travaillant chez pfP- AGE. Il en ressort que beaucoup de saisonniers ne sont pas satisfaits de leur contrat et le vivent comme une source de précarité. Nous avons proposé qu’un travail soit engagé rapidement entre l’employeur, les organisations syndicales et les salaisonniers afin de pouvoir faire évoluer au mieux ces contrats. Nous sommes heureux de voir l’employeur ouvert à la discussion sur ce sujet.


L’ensemble des organisations syndicales a signé cet accord NAO.

Une négociation reste une négociation. Un accord intervient à un point d’équilibre entre les demandes des organisations syndicales et les réponses de l’employeur.

2015 sera une année cruciale dans plusieurs domaines. Des changements dans l’exercice de métiers de nombreux salariés, un plan de développement et de créations d’emplois… Vous pouvez compter sur votre équipe CFTC pour travailler dans un esprit constructif et exigeant. « Savoir s’opposer, toujours proposer » !

Bel été à vous toutes et tous

jeudi 5 juin 2014

la CFTC, le parti de l'indépendance

Le parti pris de l’indépendance

5 juin 2014
L'édito de Pascale Coton

Il y aura cinquante ans en novembre, une poignée de militants décidaient de maintenir la CFTC. Le pari était loin d’être gagné et, contre toute attente, à force d’abnégation, de sacrifices et de courage, ils sont parvenus à relever le défi.
 
Tout avait été fait pour éviter la séparation, notamment dans la rédaction du préambule et de l’article premier des statuts de la nouvelle confédération (CFDT) où la référence aux valeurs sociales chrétiennes était atténuée, certes, mais préservée.
 
Mais ce que les uns – majoritaires – présentaient comme une évolution de la CFTC de 1919 était considéré par les autres – minoritaires – comme une rupture : toute conciliation devenait dès lors impossible.
 
Cette semaine, à Marseille, à l’occasion de son congrès, la CFDT a adopté de nouveaux statuts. L’occasion pour certains journalistes de revenir sur l’événement… et de ressortir les poncifs et autres idées reçues sur la scission, parmi lesquels la déconfessionnalisation.
 
J’aimerais apporter deux précisions à ce sujet : d’abord, la CFTC n’ayant jamais été un mouvement d’Église, contrairement, par exemple, à la JOC, il ne peut y avoir eu déconfessionnalisation. Ensuite, dans les années 1990, un universitaire réputé reconnaissait dans une thèse de doctorat que c’est par facilité de langage qu’on parle de déconfessionnalisation à propos de la naissance de la CFDT.
 
Le même montrait que la volonté des cédétistes était de se rapprocher des syndicats et partis de gauche non communistes, renonçant ainsi à l’indépendance de la CFTC à l’égard de tous les pouvoirs. Les nouveaux statuts de la CFDT suppriment toute référence à “ l’humanisme chrétien ”, confirmant ainsi que 1964 constituait bel et bien rupture ; ce faisant, ils donnent raison à ceux qui ont maintenu la CFTC.
 
Certes le monde évolue et il faut évoluer avec lui, mais en restant fidèles à ses valeurs fondatrices : la dignité de la personne, le souci du bien commun ou encore l’attention accordée aux plus faibles.
 
 
Pascale CotonSecrétaire Générale